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330 Citations et proverbes de Confucius

Un homme honorable se garde de se prononcer sur ce qu’il ignore.

1) Citations de Confucius extraites des Entretiens

Une image vaut mille mots.

L’arrogance est pire que l’avarice.

Ne choisis tes amis que parmi tes égaux.

Apprends à bien vivre, tu sauras bien mourir.

Celui qui sait obéir saura ensuite commander.

Laissez à la jeune fleur le temps de s’épanouir.

Oublie les injures, n’oublie jamais les bienfaits.

Le tout est plus grand que la somme des parties.

Celui qui aime à apprendre est bien près du savoir.

Rendez le bien pour le bien et la justice pour le mal.

Je ne peux rien pour qui ne se pose pas de question.

Si la foule déteste quelqu’un, examinez avant de juger.

Appliquez-vous à garder en toute chose le juste milieu.

Un homme sans foi : je ne sais pas ce qu’il faut en faire.

Les fautes des hommes sont relatives à l’état de chacun.

Sans principes communs, ce n’est pas la peine de discuter.

Celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour.

Je n’enseigne pas celui qui ne s’efforce pas de comprendre.

L’expérience est une bougie qui n’éclaire que celui qui la porte.

La vertu ne va jamais seule ; elle attire toujours des imitateurs.

Qui se laisse guider par son seul profit s‘attire haine et rancune.

Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté.

Une politesse qui n’est pas tempérée par le rituel est fastidieuse.

Agissez avec gentillesse, mais n’attendez pas de reconnaissance.

On s’égare rarement en s’imposant soi-même des règles sévères.

L’homme honorable recherche la Voie, et non les biens matériels.

Il faut que le disciple de la sagesse ait le cœur grand et courageux.

Nous sommes frères par la nature, mais étrangers par l’éducation.

On peut connaître la vertu d’un homme en observant ses défauts.

Rappelle-toi que ton fils n’est pas ton fils, mais le fils de son temps.

Faire quelque chose de remarquable vaut mieux qu’être remarqué.

Qui ne connaît la valeur des mots ne saurait connaître les hommes.

Je ne sais à quoi peut être bon un homme qui manque de sincérité.

Un homme honorable se garde de se prononcer sur ce qu’il ignore.

Le sage a honte de ses défauts, mais n’a pas honte de s’en corriger.

Y a-t-il un précepte qui puisse guider l’action de toute une vie ? Aimer.

La vertu de l’humanité est plus salutaire aux hommes que l’eau et le feu.

Qui comprend le nouveau en réchauffant l’ancien peut devenir un maître.

Le sage s’applique à être lent dans ses paroles et diligent dans ses actes.

Apprendre sans réfléchir est vain. Réfléchir sans apprendre est dangereux.

Agissez envers les autres comme vous aimeriez qu’ils agissent envers vous.

Il faut satisfaire aux désirs de son cœur, sans toutefois dépasser la mesure.

Le sage est calme et serein. L’homme de peu est toujours accablé de soucis.

Occupe-toi du soin de prévenir les crimes, pour diminuer le soin de les punir.

Que vos promesses soient conformes à la justice et vous pourrez tenir parole.

On triomphe des mauvaises habitudes plus aisément aujourd’hui que demain.

L’ouvrier qui veut bien faire son travail doit commencer par aiguiser ses outils.

Les hommes vicieux déguisent leurs fautes sous un certain dehors d’honnêteté.

L’homme supérieur fait de l’équité et de la justice la base de toutes ses actions.

Que l’on s’efforce d’être pleinement humain et il n’y aura plus place pour le mal.

Se regarder scrupuleusement soi-même, ne regarder que discrètement les autres.

L’homme supérieur se conduit toujours conformément à la droiture et à la vérité.

Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse à vous-même.

Ne cherchez pas à vous immiscer dans les affaires dont vous n’avez pas la charge.

Celui qui ne craint pas de promettre de grandes choses a de la peine à les exécuter.

Qui ne connaît pas la valeur des paroles des hommes, ne les connaît pas eux-mêmes.

Ayez des enseignements pour tout le monde, sans distinction de classes ou de rangs.

Je ne veux ni ne rejette rien absolument, mais je consulte toujours les circonstances.

Donnez beaucoup d’étendue à vos études, et portez-y une volonté ferme et constante.

Si un homme sait se gouverner lui-même, quelle difficulté aura-t-il à gouverner l’État ?

L’homme honorable attend tout de lui-même ; l’homme de peu attend tout des autres.

Quand on peut accomplir sa promesse sans manquer à la justice, il faut tenir sa parole.

Que vos paroles soient sincères et fidèles ; que vos actions soient honorables et dignes.

L’homme sans vertu ne trouve dans les richesses que les moyens de satisfaire ses vices.

L’amour de la sincérité et de la fidélité, sans l’amour de l’étude, a pour défaut la duperie.

Un homme dépourvu de sincérité et de fidélité est un être incompréhensible à mes yeux.

L’amour de l’humanité, sans l’amour de l’étude, a pour défaut l’ignorance ou la stupidité.

L’homme honorable commence par appliquer ce qu’il veut enseigner ; ensuite il enseigne.

Hélas ! je n’ai encore vu personne qui aimât la vertu comme on aime la beauté corporelle.

L’amour de la science, sans l’amour de l’étude, a pour défaut l’incertitude ou la perplexité.

Les principes de conduite étant différents, on ne peut s’aider mutuellement par des conseils.

Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.

Celui qui est sévère envers lui-même et indulgent envers les autres évite les mécontentements.

La modestie dirige l’homme supérieur ; la sincérité et la fidélité lui servent d’accomplissements.

Celui dont la crainte et le respect sont conformes aux lois de la politesse, éloigne de lui la honte.

Ce n’est pas un malheur d’être méconnu des hommes, mais c’est un malheur de les méconnaître.

L’homme qui ne médite ou ne prévoit pas les choses éloignées, doit éprouver un chagrin prochain.

Il est plus difficile de se défendre de l’amertume dans la pauvreté que de l’orgueil dans l’opulence.

L’homme supérieur regrette de voir sa vie s’écouler sans laisser après lui des actions dignes d’éloges.

Pour un pauvre, il est difficile d’être sans amertume. Pour un riche, il est facile d’être sans arrogance.

Un homme survit grâce à son honnêteté ; les malhonnêtes gens ne doivent leur survie qu’à la chance.

Celui qui dans ses entreprises cherche uniquement son intérêt propre excite beaucoup de mécontentement.

L’honnête homme se base sur la justice, agit selon les rites, s’exprime avec modestie et conclut de bonne foi.

L’honnête homme a de l’autorité, mais pas d’arrogance. L’homme vulgaire a de l’arrogance mais, pas d’autorité.

Ne vous affligez pas de ce que les hommes ne vous connaissent pas ; affligez-vous de ne pas connaître les hommes.

L’honnête homme envisage les choses du point de vue de la justice ; l’homme vulgaire, du point de vue de son intérêt.

L’homme honorable cultive l’harmonie et non le conformisme. L’homme de peu cultive le conformisme et non l’harmonie.

Pendant le vivant de votre père, observez avec soin sa volonté ; après sa mort, ayez toujours les yeux fixés sur ses actions.

Le sage aime tous les hommes et n’a de partialité pour personne. L’homme vulgaire est partial et n’aime pas tous les hommes.

Ne pas se laisser imprégner par les calomnies, ni se laisser meurtrir par les accusations, c’est la lucidité d’un homme qui voit loin.

L’homme honorable est maître de lui-même et n’a de contestation avec personne ; il est sociable, mais n’est pas homme de parti.

La vie est belle et riche, elle est une bénédiction. Elle dépend de notre volonté, car sans volonté elle serait abandonnée au hasard.

L’homme honorable développe ce qui est beau chez autrui et non ce qui est laid. L’homme de peu tient une conduite tout opposée.

L’âge de votre père et de votre mère ne doit pas être ignoré de vous ; il doit faire naître en vous, tantôt de la joie, tantôt de la crainte.

Qui gouverne par la vertu est comparable à l’étoile polaire, immuable sur son axe, mais fascinante et centre d’attraction de toute planète.

C’est seulement quand le froid de l’hiver est arrivé qu’on s’aperçoit que le pin et le cyprès perdent leurs feuilles après tous les autres arbres.

Quand vous rencontrez un homme vertueux, cherchez à l’égaler. Quand vous rencontrez un homme dénué de vertu, examinez vos propres manquements.

Rien ne sert de parler des choses qui sont déjà accomplies, ni de faire des remontrances sur celles qui sont déjà très avancées, ni de blâmer ce qui est passé.

Veux-tu que je t’enseigne le moyen d’arriver à la connaissance ? Ce qu’on sait, savoir qu’on le sait ; ce qu’on ne sait pas, savoir qu’on ne le sait pas : c’est savoir véritablement.

Prenez trois hommes au hasard des rues ; ils auront nécessairement quelque chose à m’enseigner. Les qualités de l’un me serviront de modèle, les défauts de l’autre d’avertissement.

L’homme honorable donne une attention spéciale à neuf choses. Il s’applique à bien voir ce qu’il regarde, à bien entendre ce qu’il écoute ; il a soin d’avoir un air affable, d’avoir une attitude déférente, d’être sincère dans ses paroles, d’être diligent dans ses actions ; dans ses doutes, il a soin d’interroger ; lorsqu’il est mécontent, il pense aux suites fâcheuses de la colère ; en face d’un bien à obtenir, il se rappelle la justice.

2) Citations de Confucius extraites du Livre des sentences

C’est un tort égal de pécher par excès ou par défaut.

Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte.

L’attention aux petites choses est l’économie de la vertu.

L’herbe, si le vent vient à passer, s’incline nécessairement.

Un homme heureux est un homme qui se contente de peu.

L’erreur est égale, que l’on dépasse les bornes ou que l’on reste en deçà.

Pas trop d’isolement, pas trop de relations ; le juste milieu, voilà la sagesse.

Le grave défaut est d’avoir des défauts et de ne pas s’efforcer de s’en corriger.

Pour un mot, un homme est réputé sage ; pour un mot, un homme est jugé sot.

Entendre ou lire sans réfléchir est une occupation vaine ; réfléchir sans livre ni maître est dangereux.

Quand l’oiseau est près de mourir, son chant devient triste ; quand l’homme est près de mourir, ses paroles portent l’empreinte de la vertu.

Dessin en noir et blanc représentant Confucius vieux portant une longue barbe.

3) Citations de Confucius provenant d’autres sources

L’homme parfait parle peu.

L’homme qui sait n’hésite pas.

Réfléchir sans étudier est périlleux.

Le sage est ferme, il n’est pas obstiné.

Celui qui parle trop agira difficilement.

Tout passe comme l’eau d’une rivière.

Des habitudes viennent les différences.

L‘homme supérieur ne se tourmente pas.

La vie la plus heureuse finit avant la mort.

La joie est en tout ; il faut savoir l’extraire.

Dans la colère, le sage pense à ses suites.

L’objet de l’homme supérieur est la vérité.

La vraie faute est celle qu’on ne corrige pas.

On doit soigner l’extérieur comme l’intérieur.

Soyez polis, vous commettrez peu de fautes.

L’excès ne vaut pas mieux que l’insuffisance.

Le sage voit son devoir. Le sot voit son intérêt.

Un général vraiment grand n’aime pas la guerre.

L’homme supérieur se tient dans le juste milieu.

Où que vous alliez, allez-y avec tout votre cœur.

Un mot placé mal à propos ne peut se reprendre.

Le milieu est le point le plus voisin de la sagesse.

Passé quarante ans, les défauts sont incorrigibles.

En cherchant à hâter les choses, on manque le but.

L’homme supérieur est toujours tranquille et calme.

Le silence est le seul ami qui ne nous trahit jamais.

La connaissance est la clé du pouvoir, de la sagesse.

Entre hommes polis et sincère, il n’y a pas de classes.

La qualité fondamentale d’un chef est la bienveillance.

Résolvez un problème et vous en éloignez cent autres.

Tout a de la beauté, mais tout le monde ne le voit pas.

Seuls les grands esprits et les sots ne changent jamais.

Pécher et ne pas se repentir, c’est proprement pécher.

La chance est bien souvent un hasard qui se provoque.

Dans les funérailles, mieux vaut douleur qu’ostentation.

Celui qui pense à être humain ne commet pas de fautes.

Mieux vaut un diamant avec une faille qu’un caillou sans.

Ne pas se corriger après une faute, c’est là qu’est la faute.

Le sage respecte tout. Avant tout, il se respecte lui-même.

Il faut répondre au mal par la rectitude, au bien par le bien.

Quand le sage montre la lune, l‘imbécile regarde son doigt.

Celui dont la pensée ne va pas loin verra les ennuis de près.

Si tu veux juger des mœurs d’un peuple, écoute sa musique.

À ceux que l‘on estime, on ne doit pas épargner les critiques.

Je ne puis apprendre à parler à qui ne s’efforce pas de parler.

Le plus sûr soutien est celui que l’on trouve chez ses proches.

Nos yeux voient trop le monde et pas assez le cœur et l’âme.

Pour qu’une chose soit faite, donnez-la à quelqu’un d’occupé.

On ne peut bien gouverner sa famille qu’en donnant l’exemple.

L’homme qui poursuit deux lapins à la fois n’en attrape aucun.

Il n’est pas nécessaire d’aller vite, le tout est de ne pas s’arrêter.

Celui qui comprend son devoir et ne le remplit pas est un lâche.

Celui qui ne connaît pas les mots ne peut connaître les hommes.

La nature fait les hommes semblables. La vie les rend différents.

Il reste toujours un peu de parfum à la main qui donne des roses.

Ne crains pas d’avancer lentement, crains seulement de t’arrêter.

Plus on apprend, plus on voit que l’on ignore beaucoup de choses.

Quand le matin, on a compris la loi morale, on peut mourir le soir.

Tous les hommes ne peuvent être grands, tous peuvent être bons.

Les bonnes personnes s’efforcent constamment d’être plus fortes.

La vraie connaissance est de connaître l’étendue de son ignorance.

Veux-tu apprendre à bien vivre, apprends auparavant à bien mourir.

Si tu empruntes le chemin de la vengeance, prépare deux cercueils.

Quand le sage s’arrête-t-il d’étudier ? Quand on ferme son cercueil.

L’honnête homme remonte sa pente, l’homme vulgaire la descend.

De petites impatiences peuvent conduire à une grande imprudence.

N’impose jamais à autrui ce que tu ne choisirais pas pour toi-même.

On peut approuver un juste conseil, mais l’essentiel est de se corriger.

Ne te crois point si important que les autres te paraissent insignifiants.

Le tort de la plupart des hommes est de demander plus qu‘ils n‘offrent.

Et la poursuite de petits avantages fait avorter les grandes entreprises.

Ne recherchez pas l’amitié de ceux qui ne partagent pas vos exigences.

Si j’avais le pouvoir, je commencerais par redonner leur sens aux mots.

Travaillez sans relâche comme si vous ne deviez jamais atteindre le but.

L’homme honorable aspire à la perfection, et l’homme de peu, à la terre.

On peut obliger le peuple à obéir. On ne peut pas le forcer à comprendre.

Le pur esprit monte dans les airs comme une flèche et devient victorieux.

Le sage voit l’ensemble, non le détail. Le sot compare et ne généralise pas.

Le plus grand voyageur est celui qui a su faire une fois le tour de lui-même.

Accueillez chacun comme si vous receviez un hôte illustre. (Livre des Rites)

On peut enlever un général à son armée, mais non à un homme sa volonté.

Celui qui plante la vertu ne doit pas oublier de l’arroser souvent. (Chou-King)

Que le prince agisse en prince, le sujet en sujet, le père en père, le fils en fils.

L’homme peut être amené à faire le mal, mais alors sa nature subit violence.

Plutôt que de maudire les ténèbres, allumons une chandelle, si petite soit-elle.

L’homme jeune marche plus vite que l’ancien, mais l’ancien connait le chemin.

L’homme de bien cherche en lui-même, l’homme mesquin cherche chez autrui.

L’honnête homme n’attend que la justice, l’homme vulgaire attend des faveurs.

Lorsqu’on ne sait pas ce qu’est la vie, comment pourrait-on connaître la mort ?

Rien n’est jamais sans conséquence. En conséquence, rien n’est jamais gratuit.

Le bonheur n’est pas au sommet de la montagne mais dans la façon de la gravir.

Si l’on voit une chose juste, et qu’on ne la pratique pas, on commet une lâcheté.

Celui qui ne prévoit pas les choses lointaines s’expose à des malheurs prochains.

Celui qui recherche la vengeance devrait commencer… par creuser deux tombes.

Qui ne se préoccupe pas de l’avenir lointain, se condamne aux soucis immédiats.

Celui qui est noble met l’emphase sur les qualités et les vertus de ses semblables.

Si vous deviez un jour vous transformer vous-même, faites-le un peu chaque jour.

Tout homme engagé dans une mauvaise passe, peut revenir dans le droit chemin.

Celui qui ranime le passé pour connaître ce qui est nouveau, celui-là est un maître.

L’homme de peu colore toujours de belles apparences les fautes qu’il a commises.

Tout le monde peut être important, car tout le monde peut servir à quelque chose.

Je ne cherche pas à connaître les réponses. Je cherche à comprendre les questions.

Pour bien gouverner un État, il faut éloigner les beaux parleurs. Ils sont dangereux.

Il faut trois ans pour apprendre à parler, et toute une vie pour apprendre à écouter.

On peut tuer le général d’une armée, mais non l’ambition dans le cœur de l’homme.

Conduis-toi de manière à ne causer aucun souci à tes parents si ce n’est sur ta santé.

Celui qui déplace la montagne, c’est celui qui commence à enlever les petites pierres.

Le sentiment du vrai et du faux ou du juste et de l’injuste est le principe de la sagesse

On ne doit jamais penser à la distance, quelle qu’elle soit, qui nous sépare de la vertu.

Ne vous souciez pas d’être sans emploi ; souciez-vous plutôt d’être digne d’un emploi.

Tu dois avoir la tête toujours froide, le cœur toujours chaud et la main toujours ouverte.

À l’égard du monde, le sage n’a ni préjugé ni prédilection. Il est pour tout ce qui est juste.

Qui veut être constant dans le bonheur ou dans la sagesse, doit savoir changer souvent.

La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute.

Celui qui ajoute de nouvelles connaissances aux anciennes est le véritable enseignant.

On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on en a qu’une.

Le sage se demande à lui-même la cause de ses fautes, l’insensé la demande aux autres.

Conduis ta vie de façon qu’à ta mort tout le monde pleure et que tu sois le seul à sourire.

Il faut d’abord faire ce qui nous coûte, ensuite ce qui nous plaît. C’est la vertu d’humanité.

Plus l’homme médite sur les bonnes pensées, meilleur sera son monde et le monde entier.

L’homme sage apprend de ses erreurs, l’homme plus sage apprend des erreurs des autres.

Le sage n’accable pas les autres de sa supériorité. Il ne les humilie pas de leur impuissance.

Quiconque a entendu les cris d’un animal qu’on tue ne peut plus jamais manger de sa chair.

L’homme honorable s’attache à observer les lois, et l’homme de peu, à s’attirer des faveurs.

Il est rare de trouver un homme qui se livre trois ans à l’étude, sans avoir en vue un salaire.

Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson.

Ce ne sont pas les mauvaises herbes qui étouffent les graines, mais la négligence du paysan.

La voie du maître se ramène à ceci : exigence envers soi-même, mansuétude pour les autres.

L’homme de bien ne demande rien qu’à lui-même ; l’homme de peu demande tout aux autres.

Celui qui est respectueux sans mesure est fatigant. Celui qui est franc sans mesure est insolent.

L’homme sage n’est pas comme un vase ou un instrument qui n’a qu’un usage ; il est apte à tout.

L’homme supérieur est amical sans être familier ; l’homme vulgaire est familier sans être amical.

La voie de la raison n’est pas claire. Les sages la dépassent, Les vicieux ne l’atteignent même pas.

Le père qui n’enseigne pas ses devoirs à son fils est autant coupable que ce dernier s’il les néglige.

Le but n’est pas tout. Chaque pas vers le but est un but. Ce sont tous les petits buts qui font le but.

Ne parlez de vous ni en bien car on ne vous croirait pas, ni en mal car on ne vous croirait que trop.

L’homme de bien est droit et juste, mais non raide et inflexible ; il sait se plier, mais non se courber.

L’homme supérieur est influencé par la justice ; l’homme vulgaire est influencé par l’amour du gain.

Lorsque le muscle devient l’arme du fort, le rire et l’esprit demeurent les ultimes remparts du faible.

Celui qui pose une question risque de passer pour un sot. Celui qui n’en pose pas est sûr de le rester.

Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres. Ainsi beaucoup d’ennuis te seront épargnés.

L’homme honorable considère les choses à travers la justice, et l’homme de peu à travers son intérêt.

Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve.

Aimer les autres et prendre soin d’eux, c’est agir avec humanité. Les comprendre, c’est agir avec vertu.

Apprendre quelque chose pour pouvoir le vivre à tout moment, n’est-ce pas là source de grand plaisir ?

Je n’ai pas encore vu un homme qui ait pu apercevoir ses défauts et qui s’en soit blâmé intérieurement.

Celui qui sait une chose ne vaut pas celui qui l’aime. Celui qui l’aime ne vaut pas celui qui en fait sa joie.

Celui qui ne réfléchit pas et n’établit pas son plan longtemps à l’avance trouvera les difficultés à sa porte.

La conscience est la lumière de l’intelligence pour distinguer le bien du mal. (L‘invariabilité dans le milieu)

Un homme, eût-il les plus belles qualités, s’il est orgueilleux et avare, rien en lui ne mérite d’être regardé.

Le problème des hommes, c’est qu’ils négligent leur propre champ pour aller ensemencer celui des autres.

Notre plus grande gloire n’est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons.

On doit aimer son prochain comme soi-même ; ne pas lui faire ce que nous ne voudrions pas qu’il nous fît.

Dis-moi et j’oublierai. Montre-moi et je m’en souviendrai peut-être. Fais-moi participer et je comprendrai.

L’efficacité du milieu juste est suprême, mais la plupart des gens en ont perdu la notion depuis longtemps.

Je ne maudis pas le Ciel, je ne me plains pas des hommes, j’étudie humblement pour atteindre la réalisation.

L’homme de bien, dans le monde, ne se braque ni pour ni contre, mais s’incline vers ce qu’exige la situation.

Lorsque l’on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ça n’est pas forcément le pot qui est vide.

Conduisez-vous toujours avec la même retenue que si vous étiez observé par dix yeux et montré par dix mains.

Un bon cœur penche vers la bonté et l’indulgence ; un cœur étroit ne dépasse pas la patience et la modération.

Lorsqu’on n’est pas encore en état de servir les hommes, comment pourrait-on servir les esprits et les génies ?

L’archer est un modèle pour le sage. Quand il a manqué le milieu de la cible, il en cherche la cause en lui-même.

La sagesse, la compassion et le courage sont les trois qualités morales des hommes universellement reconnues.

Savoir que l’on sait ce que l’on sait, et savoir que l’on ne sait pas ce que l’on ne sait pas, voilà la véritable science.

Celui qui par l’étude de la connaissance du passé obtient une connaissance nouvelle, est digne d’être un maître.

Je ne m’attends pas à trouver un saint aujourd’hui. Si je pouvais seulement trouver un sage, je m’en contenterais.

Par la nature, nous nous rapprochons beaucoup les uns des autres ; par l’éducation, nous devenons très éloignés.

L’homme supérieur est celui qui d’abord met ses paroles en pratique et ensuite parle conformément à ses actions.

Faire le bien sans chercher de récompenses, fuir le mal sans avoir la crainte du châtiment : homme rare sous le ciel.

Sachant ce qui est juste, ne pas le faire démontre l’absence de courage. Donc, le courage est de faire ce qui est juste.

Le commerce du sage est sans saveur et il perfectionne ; le commerce de l’homme de peu est agréable et il corrompt.

Chaque vérité possède quatre coins : en tant que professeur, je te donne un coin et c’est à toi de trouver les trois autres.

Si un homme parvient dans la matinée à la compréhension du Tao, tout est bien pour lui, même s’il meurt dans la soirée.

Chercher à plaire aux hommes par des discours étudiés et un extérieur composé est rarement signe de plénitude humaine.

Tous les hommes pensent que le bonheur se trouve au sommet de la montagne alors qu’il réside dans la façon de la gravir.

Le bonheur ne se trouve pas toujours dans un ciel éternellement bleu, mais aussi dans les choses les plus simples de la vie.

L’homme de bien se révèle dans les grandes occasions ; l’homme de peu ne s’accomplira jamais que dans les petites tâches.

Le prince ne doit pas craindre de n’avoir pas une population nombreuse, mais de ne pas avoir une juste répartition des biens.

Je voudrais que les vieillards puissent vivre en paix, que tous les amis soient fidèles et que les jeunes gens aiment leurs aînés.

Il ne faut pas s’affliger de ce que les hommes ne nous connaissent pas, mais au contraire de ne pas les connaître nous-mêmes.

Le contentement apporte le bonheur, même dans la pauvreté. Le mécontentement apporte la pauvreté, même dans la richesse.

Négligez et vous perdrez. Cherchez et vous trouverez. Mais chercher ne conduit à trouver que si nous cherchons ce qui est en nous.

Entendre les plaideurs et rendre la justice, je le puis tout comme un autre. L’important serait de faire qu’il n’y eût plus de plaideurs.

Se nourrir d’un peu de riz, boire de l’eau, n’avoir que son bras courbé pour appuyer sa tête, permet également d’atteindre la satisfaction.

Comme les richesses ornent et embellissent une maison, de même les intentions pures et sincères ornent et embellissent la personne.

La vérité ne déroge pas à la nature humaine. Si ce qui est considéré comme vérité déroge à la nature humaine, ce ne peut être la vérité.

Quand vous plantez une graine une fois, vous obtenez une seule et unique récolte. Quand vous instruisez les gens, vous en obtenez cent.

Si tu rencontres un individu de valeur, cherche à lui ressembler. Si tu rencontres une personne médiocre, cherche ses défauts en toi-même.

Celui qui est conscient de sa faiblesse dans la pratique de ses devoirs est bien proche de la force d’âme nécessaire à leur accomplissement.

La vertu parfaite consiste à se rendre capable de pratiquer cinq choses sous le ciel : déférence, grandeur d’âme, honnêteté, diligence et générosité.

Tuer un homme pour sauver le monde, ce n’est pas agir pour le bien du monde. S’immoler soi-même pour le bien du monde, voilà qui est bien agir.

Il y a trois sortes d’hommes auxquels il est utile de se lier d’amitié : les hommes droits, les hommes sincères et les hommes qui ont beaucoup appris.

Le pouvoir : Si un supérieur ne peut accorder sa confiance aux hommes moins élevés hiérarchiquement, alors le peuple ne peut être bien administré.

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines. D’autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses.

Le sage est toujours sur le rivage, et l’insensé au milieu des flots ; l’insensé se plaint de n’être pas connu des hommes, le sage de ne pas les connaître.

Est vraiment sage celui qui, sans présumer d’avance qu’on cherche à le tromper ou qu’on se méfie de lui, est capable de déjouer au moment voulu les ruses.

Je n’ai pas encore vu un homme qui aimât convenablement les hommes pleins d’humanité, qui eût une haine convenable pour les hommes vicieux et pervers.

L’homme supérieur porte attention à ses devoirs et vigilance à ses paroles, il aime fréquenter ceux qui ont de droits principes, afin de régler sur eux sa conduite.

Écoutez beaucoup, afin de diminuer vos doutes ; soyez attentifs à ce que vous dites, afin de ne rien dire de superflu ; alors, vous commettrez rarement de fautes.

La voie du juste milieu n’est pas suivie. Les hommes intelligents vont au-delà, les ignorants restent en deçà. Les sages veulent trop faire, et l’homme de peu pas assez.

Que sert d’être habile à parler ? Ceux qui reçoivent tout le monde avec de belles paroles, qui viennent seulement des lèvres, et non du cœur, se rendent souvent odieux.

Trois sortes d’amis sont utiles, trois sortes d’amis sont néfastes. Les utiles : un ami droit, un ami fidèle, un ami cultivé. Les néfastes : un ami faux, un ami mou, un ami bavard.

Quand on désire savoir, on interroge. Quand on veut être capable, on étudie. Revoyez sans arrêt ce que vous savez déjà. Étudiez sans cesse du nouveau. Alors vous deviendrez un maître.

Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient faire le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire.

Quand le naturel l’emporte sur la culture, cela donne un sauvage ; quand la culture l’emporte sur le naturel, cela donne un pédant. L’exact équilibre du naturel et de la culture produit l’honnête homme.

L’homme de bien situe la justice au-dessus de tout. Un homme de bien qui a la bravoure mais qui ignore la justice sera un rebelle. L’homme médiocre qui a la bravoure mais qui ignore la justice sera un brigand.

Ceux dont la connaissance est innée sont des hommes tout à fait supérieurs. Puis viennent ceux qui acquièrent cette connaissance par l’étude. Enfin, ceux qui, même dans la détresse, n’étudient pas : c’est le peuple.

Avoir assez d’empire sur soi-même pour juger des autres par comparaison avec nous, et agir envers eux comme nous voudrions qu’on agît envers nous-mêmes, c’est ce que l’on peut appeler la doctrine de l’humanité ; il n’y a rien au-delà.

Par trois méthodes, nous pouvons apprendre la sagesse : tout d’abord, grâce à la réflexion, qui est la plus noble. En second lieu, par imitation, qui est le plus facile ; et la troisième par l’expérience, qui est la plus amère.

Il faut se garder de trois fautes : parler sans y être invité, ce qui est impertinence ; ne pas parler quand on y est invité, ce qui est de la dissimulation ; parler sans observer les réactions de l’autre, ce qui est de l’aveuglement.

Vous désirez que votre peuple soit respectueux, honnête et dévoué ? Alors traitez-le dignement et il vous respectera, montrez-lui l’exemple et il sera honnête, élevez le talent, instruisez l’ignorance et il sera dévoué. (Livre des transformations)

Si vous refusez d’instruire un homme qui a les dispositions requises, vous perdez un homme. Si vous enseignez un homme qui n’a pas les dispositions nécessaires, vous perdez vos instructions. Un sage ne perd ni les hommes ni ses enseignements.

Si vos parents tombent dans une faute, avertissez-les avec grande douceur. Si vous les voyez déterminés à ne pas suivre vos avis, redoublez vos témoignages de respect, sans vous opposer. Quand même ils vous maltraiteraient, n’en ayez aucun ressentiment.

S’il y a de la lumière dans votre âme, il y aura de la beauté en vous. S’il y a de la beauté en vous, il y aura de l’harmonie dans votre maison. S’il y a de l’harmonie dans votre maison, il y aura de l’ordre dans votre pays. S’il y a de l’ordre dans votre pays, il y aura de la paix dans le monde.

La voie de la justesse n’est pas connue clairement, et j’en connais la raison : Les hommes vertueux et capables, veulent trop en faire et souvent dépassent les limites. Les hommes vicieux s’aveuglent eux-mêmes et restent en deçà des limites ; et donc cette justesse qui peut s’appeler équilibre est très difficile à obtenir.

Quand le savoir se répand la volonté devient sincère. Quand la volonté est sincère l’esprit pense correctement. Quand l’esprit pense correctement le moi est cultivé. Quand le moi est cultivé le clan est en harmonie. Quand le clan est en harmonie le pays est bien gouverné. Quand le pays est bien gouverné la paix se répandra sur la terre.

La voie de la vertu n‘est pas suivie ; je le sais. Les hommes intelligents et éclairés vont au-delà, et les ignorants restent en deçà. La voie de la vertu n‘est pas bien connue ; je le sais. Les sages veulent trop faire, et les hommes vicieux, pas assez. C‘est ainsi que tout homme boit et mange, et peu savent juger des saveurs !

À 15 ans, ma volonté était tendue vers l’étude. À 30 ans, je m’y perfectionnais. À 40 ans, je n’éprouvais plus d’incertitudes. À 50 ans, je connaissais le décret céleste. À 60 ans, je comprenais sans avoir besoin d’y réfléchir tout ce que mon oreille entendait. À 70 ans, en suivant les désirs de mon cœur, je ne transgressais aucune règle.

Pour mettre de l’ordre dans le monde, nous devons d’abord mettre de l’ordre dans la nation. Pour mettre de l’ordre dans la nation, nous devons mettre de l’ordre dans la famille. Pour mettre de l’ordre dans la famille, nous devons cultiver notre vie personnelle. Et pour cultiver notre vie personnelle, nous devons d’abord réparer nos cœurs et notre esprit.

De même, la vertu du sage aime à rester cachée, et son éclat augmente de jour en jour. Au contraire, la vertu de l’homme vulgaire aime à se montrer, et elle disparaît peu à peu. La vertu du sage n’a pas de saveur, particulière, et elle n’excite jamais le dégoût ; elle est simple, mais non dépourvue d’ornement ; sans apprêt, mais non sans ordre. (L’invariable milieu)

Un jeune homme, dans la maison, doit aimer et respecter ses parents. Hors de la maison, il doit respecter ceux qui sont plus âgés ou d’un rang plus élevé que lui. Il doit être attentif et sincère dans ses paroles ; aimer tout le monde, mais se lier plus étroitement avec les hommes d’humanité. Ces devoirs remplis, s’il lui reste du temps et des forces, qu’il les emploie à l’étude des lettres et des arts libéraux.

Statue à l’entrée du Temple de Confucius à Pékin

Biographie de Confucius (551 av. J.-C. à 479 av. J.-C.) :

Confucius est né dans la région du Shandong (400 km au sud de Beijing). Son véritable nom est K’ung Fu-Tzu. Confucius est une adaptation latine de K’ung Fu-Tzu. Il est le personnage historique qui a le plus marqué la chine. Dès l’âge de 17, grâce à son goût précoce pour les études, Confucius est devenu précepteur. Il se maria à 19 ans et eut un fils et deux filles. Selon la légende, il aurait rencontré Lao Tseu, le père du taoïsme, et aurait eu avec lui de longs échanges. Tôt dans sa vie, il élabore un système politique, moral et philosophique qui le mène aux plus hautes fonctions de l’État. En 498, il devient pour quatre ans l’équivalent d’un ministre de la Justice. Puis il s’exile pendant 14 ans. Pendant cette longue période, ses idées se diffusent et plusieurs disciples se joignent à lui. Finalement, il revient à sa ville natale et s’y établit en 483. Confucius y mène une vie retirée consacrée à l’étude jusqu’à sa mort. Il est le fondateur du confucianisme, une doctrine politique et sociale érigée en religion, qui a influencé plusieurs pays en Extrême-Orient (principalement la Chine) de son époque jusqu’à aujourd’hui. L’essentiel de la pensée de Confucius nous est parvenu à travers les Analectes, ou Entretiens (Lun-Yu), recueil de propos de Confucius et de ses disciples ainsi que de discussions entre eux, compilés par des disciples de deuxième génération. Son enseignement, bien que principalement orienté vers la formation de futurs hommes de pouvoir, était ouvert à tous, pas seulement aux fils de princes.

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